Répertoire Québec Nature
Faune de l'estuaire maritime du Saint-Laurent

J'ai l'occasion, quelques fois par année, de me rendre à Baie-Comeau sur la Côte-Nord du Saint-Laurent. Cette ville industrielle regorge d'endroits où la nature y est belle et fort intéressante.

Lors d'une de ces visites, par une belle journée d'avril 2010, je me rends au Jardin des glaciers, destination : l'Anse à Moreau. Dans cette toute petite anse, à marée basse, mon oeil s'est d'abord arrêté sur ce petit cadavre d'étoile de mer non identifiée. Elle faisait environ 6 ou 7 centimètres. Je n'ai pas osé la retourner pour l'identifier. J'étais très surpris par cette couleur vive!

Étoile de mer

Jardin des glaciers, Baie-Comeau, 4 avril 2010.

Je n'étais pas au bout de mes surprises, puisque j'ai vu cette Ophiure pâquerette (Ophiopholis aculeata), bien vivante, dans quelques centimètres d'eau. Cette étoile de mer vit habituellement cachée sous les rochers, ne laissant dépasser que ses bras. C'est donc une chance de la voir ainsi à découvert.

Ophiure paquerette

Ophiure paquerette (Ophiopholis aculeata).

Toujours dans ces petites mares d'eau, quelques vers de la famille des Néréidés dont celui-ci qui devait mesurer une bonne douzaine de centimètres. Les reflets de couleurs de ces vers sont étonnants.

Vers de la famille des Néréidés

Ver de la famille des Néréidés.

Puis sur les rocher parmi de nombreuses Littorines rugueuses (Littorina saxatilis), une Littorine jaune (Littorina abtusata).

littorines

Littorines rugueuses (Littorina saxatilis) et Littorine jaune (Littorina abtusata).

Bien d'autres êtres vivants peuplent ces mares sur le sable de l'anse, mais aussi sur les flancs des pierres et des rochers ou encore dans les dépressions remplies d'eau des rochers du littoral : Moule bleue (Mytillus edulis), Oursin vert (Strongylocentrotus droebachiensis) et balanes.

Oursin vert (Strongylocentrotus droebachiensis

Oursin vert (Strongylocentrotus droebachiensis.

balane

Balanes.

Les balanes sont très jolies quand on peut apercevoir le ballet créé par leurs petites pattes qui sortent de la coquille pour capter la nourriture en suspension dans l'eau.

Pour voir cette petite faune, il faut prendre le temps d'examiner chacune des mares, chacune des dépressions remplies d'eau. Il faut être patient et surtout pas pressé. C'est préférable d'arriver à la marée baissante pour explorer les mares avant que les goélands fassent leur razzia. Tous ces efforts ne sont pas toujours récompensés, on revient souvent bredouille, mais lorsqu'on a la chance d'avoir sous nos yeux ces animaux marins, on est ébahi à tous coups.


Pour en savoir plus :
FONTAINE, Pierre-Henry, Beautés et richesses des fonds marins du Saint-Laurent. Éditions MultiMondes, Québec, 2006, 280 pages.
CHABOT Robert, ROSSIGNOL Anne, Algues et faune du littoral du Saint-Laurent maritime : Guide d'identification. Institut des sciences de la mer de Rimouski, Rimouski; Pêches et Océans Canada (Institut Maurice-Lamontagne), Mont-Joli, 2003, 120 pages.

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