Répertoire Québec Nature
Diverses sphaignes (sphagnum) dans les Laurentides

Il faut bien débuter quelque part!

Le Répertoire Québec Nature décrit quelques bryophytes dans ses pages. Mais avant d'en arriver à vous présenter ces minuscules, mais non moins magnifiques plantes, il a bien fallu que j'apprenne à les connaître et surtout les reconnaître. Ce dernier point étant parfois très ardu lorsqu'on débute, il faut bien l'avouer.

Tout a donc commencé par une formation spécialisée en bryologie.



La Formation Kucyniak

Pendant la fin de semaine de la Fête du travail à la fin de l'été 2011, un confrère et moi avons eu la chance de participer à un stage de trois jours sur les bryophytes, ces petites plantes si abondantes et pourtant méconnues : anthocérotes, mousses (incluant les sphaignes) et hépatiques.

Notre lieu de stage était la Station de biologie des Laurentides à Saint-Hippolyte. Propriété de l'Université de Montréal, cette station est conçue pour recevoir des groupes d'étudiants. Nous avons donc profité d'un laboratoire de microscopie très bien équipé. Et que dire du lieu lui-même! Première visite nature pour moi dans les Laurentides. Ça fait différent de l'est du Québec que je suis habitué de parcourir.

Laboratoire de la Station de biologie des Laurentides à Saint-Hippolyte

Laboratoire de la Station de biologie des Laurentides à Saint-Hippolyte.

Nous étions une vingtaine de participants pour cette Formation Kucyniak, activité offerte par FloraQuebeca en partenariat avec la Société québécoise de bryologie et dirigée par Jean Faubert, un spécialiste des bryophytes, également entourés de Robert Gauthier, éminent spécialiste des sphaignes, et de Marc Favreau, aussi spécialiste des bryophytes et traducteur scientifique. Tous généreux et passionnés.

Pour ma part, c'était une initiation, car j'étais véritablement un néophyte des bryophytes. Je n'ai donc pas réussi à passer au travers d'une seule clé d'identification, trébuchant à tout coup sur le vocabulaire. J'ai plutôt mis mon énergie à justement assimiler le vocabulaire bryologique, à reconnaître les différentes parties des plantes, les différentes cellules, etc. Et surtout, j'ai passé mon temps à dire : « Wow! ». Car ce qu'on voit dans la loupe binoculaire et dans le microscope est tout simplement d'une beauté insoupçonnée.



Les sphaignes

Comme j'ai un faible pour les tourbières, j'ai récolté des sphaignes que monsieur Gauthier nous a aidé à identifier. Les voici à travers la loupe binoculaire, juste parce qu'elles sont belles.

Sphagnum rubellum

Sphagnum rubellum

Sphagnum girgensohnii

Sphagnum girgensohnii

Sphagnum russowii

Sphagnum russowii

Sphagnum wulfianum

Sphagnum wulfianum

Sphagnum centrale

Sphagnum centrale

Sphagnum squarosum

Sphagnum squarosum

Sphagnum papillosum

Sphagnum papillosum

Sphagnum warnstorfii

Sphagnum warnstorfii

Pour mieux comprendre ce que sont les sphaignes, je vous propose un texte de Robert Gauthier. Bien que le texte date de 2001 et que l'on ait découvert bien d'autres espèces de sphaignes au Québec (Gauthier parle de 44 espèces, Faubert dans sa Flore des bryophytes du Québec-Labrador parue en 2013 parle de 55 espèces), ce document demeure très intéressant pour la qualité de la description et surtout son accessibilité.

Il est à noter également que le débat concernant l'intégration des sphaignes dans les mousses n'est pas terminé.

Les sphaignes boréales par Robert Gauthier



Pour en savoir plus :
FloraQuebeca

Société québécoise de bryologie

Formation Kucyniak

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